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Association APRI

Association des étudiants en Master d'Affaires Publiques et Représentation des Intérêts de Sciences Po Bordeaux.

« Les hommes politiques doivent-ils craindre les bad buzz ? », par Matthias Pio et Tom Demaison

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« Stratégie de communication de la marque Michel et Augustin » par Marie Battesti

Michel et Augustin est une jeune entreprise lancée depuis 6 ans sur le marché de la biscuiterie et de l’ultra frais. Son positionnement se veut haut de gamme avec une offre de qualité, pour une clientèle « bobo » et citadine. Le maître mot de la stratégie de communication de l’entreprise est l’utilisation d’un ton décalé et original qui lui permet de se démarquer de ses concurrents sur le marché agroalimentaire. Comment Michel et Augustin est-il parvenu à séduire des clients qui sont de plus en plus nombreux à rechercher la qualité et l’originalité à travers leur mode de consommation ? Tout d’abord, la transmission des valeurs de M&A, à savoir l’idée de proximité avec le client et le ton léger d’une marque humaine et vivante, apparaît comme le pilier de sa stratégie de communication. Mais le véritable pari gagnant de cette PME française est d’avoir su véhiculer à la fois l’idée d’un savoir-faire traditionnel et des campagnes de communication à l’américaine sur les réseaux sociaux.

1/ Faire transparaître les valeurs de la marque à travers les différents canaux de communication

Avec sa charte graphique colorée, un logo aux dessins enfantins et son ton amical et spontané, Michel et Augustin assument pleinement un style de communication qui se veut léger et proche de ses clients. Il s’agit de transmettre la vision d’un consommateur complice et intégré à l’entreprise, à l’image d’une grande famille. Cela se traduit notamment par les jeudis portes ouvertes du siège social, la Bannaneraie, pour goûter les nouveautés et donner son avis. Les campagnes de street marketing colorées et dynamiques, les messages humoristique et personnels sur les packaging, ou encore le ton résolument original et décalé sur les réseaux sociaux participent également à cet esprit si cher à Michel et Augustin.

Loin de l’idée d’un produit formaté et lisse, avec une marque déconnectée de sa clientèle qui institue une relation verticale avec le consommateur, le mot d’ordre est donc ici celui de la proximité, du lien et de l’accessibilité. Il apparaît ainsi pertinent de miser sur cet aspect pétillant et « friendly » dans sa stratégie de communication, en intégrant véritablement le client dans le développement de la marque. Questionnaires, sondages, utilisation du « nous », sollicitations de photos et de messages de soutien sur les réseaux sociaux comme Twitter, sont autant de pistes à explorer pour gagner en notoriété.

2/ Une communication façon « guerilla » qui se veut virale

Passés maîtres dans l’art du Storytelling, Michel et Augustin n’hésitent pas à détailler leurs histoires, leurs rencontres, et parler des différents événements qui animent la vie à la Bannaneraie. On peut ainsi retrouver les « trublionnades » d’Augustin Paluel-Marmont et Michel de Rovira en vidéos sur Youtube, déguisés en vaches dans la rue, ou les aventures d’employés de l’entreprise relatées sous le format d’une petite série. L’exemple de la conquête de Starbucks illustre ces mises en scène : deux employés de M&A sont partis à Seattle à la recherche d’Howard Schultz, le PDG de Starbucks pour développer un partenariat. Chacune de leurs aventures furent relayées via les réseaux sociaux avec le hashtag #AllezHowardUnCafé. L’engouement des followers et clients de Michel et Augustin fut tel que Schultz finit par décider de travailler avec l’entreprise française, à partir de la rentrée prochaine.

Ce travail d’apparence spontanée relève d’une véritable stratégie bien rôdée. Les réseaux sociaux assurent la navette entre ces sketchs drôles et insolents et le public, les hashtag sont accrocheurs et facilement identifiables, et les animations divertissantes et esthétiques. Présents sur tous les fronts, Michel et Augustin alternent les formats et canaux de communication avec un apparent naturel, tout en gardant ce fil rouge de l’humour et du contact presque familier avec le lecteur. Associer sa marque à un concept à part entière, pour la transformer en une sorte de personnage omniprésent et vivant semble dont être aujourd’hui un pari gagnant. L’utilisation des réseaux sociaux pour créer ce fameux effet boule de neige qui permet le buzz est particulièrement appropriée pour des clients de plus en plus ultra-connectés et accoutumés aux formats courts, incisifs, et drôles qu’offre le web.

La stratégie de communication de l’entreprise Michel et Augustin est à l’image des produits qu’elle propose : originale et unique. La PME est en passe de devenir un cas d’école. La croissance de son chiffre d’affaires dépasse les 40% chaque année. M&A multiplie les partenariats avec des poids lourds du marché comme Thalys et TGV à la SNCF ou encore Starbucks d’ici septembre 2015. Loin de se cantonner aux frontières de l’Hexagone, Michel et Augustin incarne véritablement «la French touch» à l’étranger. Elle a déjà conquis la Belgique, les Etats-Unis, la Russie, le Luxembourg, la Suisse et le Japon, participant au rayonnement d’un savoir-faire national unique dans le monde.

Marie Battesti.

Groupes de pression et activités de télécommunications

Vivendi a finalement choisi de vendre le 4 avril 2014 sa filiale télécoms SFR au câblo-opérateur Numéricable en dépit des efforts déployés par Bouygues Telecom soutenu par le bras armé financier de l’Etat, la Caisse des dépôts et consignations. Ce rapprochement qui établit un numéro deux puissant aussi bien dans le mobile que dans le fixe fragilise davantage en effet Bouygues Telecom après l’arrivée de Free (groupe Iliad) dans le mobile en 2012. Selon A. Montebourg, désormais Ministre de l’Economie, cette opération « va conduire à une redistribution, certainement, des cartes dans le secteur »1 mettant également en cause l’avenir des autres opérateurs Orange et Free. Ce mariage marque un nouveau rebondissement dans la guerre acharnée que se livrent les principaux opérateurs français pour contrôler le marché domestique des télécoms. Guerre des prix mais aussi des réseaux à l’image de l’enjeu majeur que revêt actuellement le déploiement de la 4G sur territoire français. Un récent rapport de l’Assemblée nationale 2 évoque ainsi une « crispation du marché des télécoms », sous l’influence subjuguée des vagues de dérégulation et numérisation, en France mais aussi plus généralement en Europe.

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Le lobbying, c’est quoi ?

Une production vidéo de HKDP, cabinet en Communication et Affaires Publiques, intitulée Julien veut un chien et qui propose une explication interactive et ludique de ce qu’est le lobbying.

E-lobbying et santé

Travail de Laurie Andrieu, Paul de Braquilanges et Clémence Dampierre dans le cadre du cours de stratégie web 2.0 donné par Jean-Marc Doupuy en Master 1 d’Affaires Publiques et Représentation des Intérêts.

Un extrait

 » Le développement du web 2.0 et des réseaux sociaux a permis de multiplier les contacts et d’élargir les cibles. On peut de plus relever trois principaux types d’acteurs du lobbying : les lobbyistes salariés d’entreprises, les lobbyistes appartenant à un cabinet en conseil de lobbying ou d’avocats et les lobbyistes d’organisations transversales ou d’associations qui regroupent des réalités diverses (associations de consommateurs, syndicats, ONG, think tank). Le domaine de la santé n’échappe pas à cette logique du lobbying. Ainsi dans son livre Lobbying et santé ou comment certains industriels font pression contre l’intérêt général publié en 2009, Roger Lenglet interroge les enjeux et les influences qui s’opèrent entre les pouvoirs publics et les acteurs de la santé. Sans remettre en cause le nécessaire travail d’information et de défense des positions des différents acteurs du monde de la santé, Roger Lenglet dénonce les agissements qui vont à l’encontre de l’intérêt général et de la santé

5publique, en braquant les projecteurs sur les lobbies de l’alcool, du médicament, du tabac et de l’agroalimentaire. Il se dégage ainsi plusieurs acteurs clés : les lobbies pharmaceutiques, les lobbies du tabac ou de l’alcool. Toutefois, il ne faut pas laisser de côté les lobbyistes d’organisations transversales dont l’action va à l’encontre de celle des groupes d’intérêts industriels. Les organisations non- gouvernementales comme EPHA sont en effet considérées comme des groupes de pression à part entière ayant pour objectif l’intérêt général. Nous essayerons donc tout au long de ce sujet, E.lobbying et santé d’incorporer les multiples secteurs de la santé et de faire confronter leurs stratégies d’influence, notamment sur le web. De même nous nous ne contenterons pas du simple cadre français mais prendrons des exemples aussi bien au niveau national, communautaire et international. Par son importance dans les politiques publiques, le monde de la santé est une entrée idéale pour saisir le poids du web 2.0 dans les nouvelles stratégies des groupes de pression.

Dans quelle mesure la santé est-elle un terrain fécond pour le développement de stratégies web par les lobbies ?« 

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