Groupes de pression et activités de télécommunications

Vivendi a finalement choisi de vendre le 4 avril 2014 sa filiale télécoms SFR au câblo-opérateur Numéricable en dépit des efforts déployés par Bouygues Telecom soutenu par le bras armé financier de l’Etat, la Caisse des dépôts et consignations. Ce rapprochement qui établit un numéro deux puissant aussi bien dans le mobile que dans le fixe fragilise davantage en effet Bouygues Telecom après l’arrivée de Free (groupe Iliad) dans le mobile en 2012. Selon A. Montebourg, désormais Ministre de l’Economie, cette opération « va conduire à une redistribution, certainement, des cartes dans le secteur »1 mettant également en cause l’avenir des autres opérateurs Orange et Free. Ce mariage marque un nouveau rebondissement dans la guerre acharnée que se livrent les principaux opérateurs français pour contrôler le marché domestique des télécoms. Guerre des prix mais aussi des réseaux à l’image de l’enjeu majeur que revêt actuellement le déploiement de la 4G sur territoire français. Un récent rapport de l’Assemblée nationale 2 évoque ainsi une « crispation du marché des télécoms », sous l’influence subjuguée des vagues de dérégulation et numérisation, en France mais aussi plus généralement en Europe.

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E-lobbying et santé

Travail de Laurie Andrieu, Paul de Braquilanges et Clémence Dampierre dans le cadre du cours de stratégie web 2.0 donné par Jean-Marc Doupuy en Master 1 d’Affaires Publiques et Représentation des Intérêts.

Un extrait

 » Le développement du web 2.0 et des réseaux sociaux a permis de multiplier les contacts et d’élargir les cibles. On peut de plus relever trois principaux types d’acteurs du lobbying : les lobbyistes salariés d’entreprises, les lobbyistes appartenant à un cabinet en conseil de lobbying ou d’avocats et les lobbyistes d’organisations transversales ou d’associations qui regroupent des réalités diverses (associations de consommateurs, syndicats, ONG, think tank). Le domaine de la santé n’échappe pas à cette logique du lobbying. Ainsi dans son livre Lobbying et santé ou comment certains industriels font pression contre l’intérêt général publié en 2009, Roger Lenglet interroge les enjeux et les influences qui s’opèrent entre les pouvoirs publics et les acteurs de la santé. Sans remettre en cause le nécessaire travail d’information et de défense des positions des différents acteurs du monde de la santé, Roger Lenglet dénonce les agissements qui vont à l’encontre de l’intérêt général et de la santé

5publique, en braquant les projecteurs sur les lobbies de l’alcool, du médicament, du tabac et de l’agroalimentaire. Il se dégage ainsi plusieurs acteurs clés : les lobbies pharmaceutiques, les lobbies du tabac ou de l’alcool. Toutefois, il ne faut pas laisser de côté les lobbyistes d’organisations transversales dont l’action va à l’encontre de celle des groupes d’intérêts industriels. Les organisations non- gouvernementales comme EPHA sont en effet considérées comme des groupes de pression à part entière ayant pour objectif l’intérêt général. Nous essayerons donc tout au long de ce sujet, E.lobbying et santé d’incorporer les multiples secteurs de la santé et de faire confronter leurs stratégies d’influence, notamment sur le web. De même nous nous ne contenterons pas du simple cadre français mais prendrons des exemples aussi bien au niveau national, communautaire et international. Par son importance dans les politiques publiques, le monde de la santé est une entrée idéale pour saisir le poids du web 2.0 dans les nouvelles stratégies des groupes de pression.

Dans quelle mesure la santé est-elle un terrain fécond pour le développement de stratégies web par les lobbies ?«